En mai, les vagues de chaleur perturbent l’organisation des périodes de nidification des hirondelles. Ces oiseaux reviennent fréquemment sous les toits en juin, mais leur capacité à construire un nid s’érode au fil des années.
«Les températures excessives rendent la terre trop sèche pour être utilisée dans la construction du nid. Les hirondelles doivent alors chercher de la boue sableuse, peu adaptée», précise Pauline Manens, coprésidente de la Ligue de Protection des Oiseaux du Tarn.
Pour édifier un nid, les hirondelles nécessitent en moyenne 2 000 boulettes d’argile humide. Or, l’urbanisation a progressivement détruit les surfaces naturelles comme les murs rugueux et les avancées de toit, indispensables pour ancrer leur nid. Les nids s’effondrent souvent sous le poids des oisillons, ce qui force les hirondelles à revenir sans cesse sous les toits.
Sur le territoire français, cette situation entraîne une baisse de 39 % pour les hirondelles de fenêtre et 42 % pour les espèces rustiques depuis 1989.