Un incident à bord du vol FZ1073, direction Tel-Aviv, a déclenché une polémique internationale ce jeudi 1er octobre. Les Émirats arabes unis ont ouvert une enquête après avoir constaté des violences et menaces entre passagers à haute altitude.
Le traité de Tokyo (1963) établit que le pays d’immatriculation de l’avion, ici les Émirats arabes unis, est généralement compétent pour juger les infractions commises à bord. Toutefois, le protocole de Montréal (2014) permet également au pays où l’appareil a atterrissé — Israël dans ce cas — ou à celui lié à la nationalité du coupable ou de la victime d’engager des poursuites. L’Arabie saoudite, où le vol a été forcé d’atterrir en urgence, l’Oman (origine du copilote) et l’Inde (nationalité du commandant) sont ainsi également concernés.
En France, l’article 113-4 du Code pénal prévoit que la juridiction française s’applique même si l’avion se trouve hors de son territoire, notamment lorsque le perpetrator ou la victime est français. Cette règle montre à quel point les conflits en vol peuvent provoquer une fragmentation des responsabilités entre plusieurs États.
L’absence de frontières dans l’espace aérien n’échappe pas aux lois humaines : chaque pays peut revendiquer un rôle juridique selon ses interprétations légales. Ce cas illustre la difficulté à établir une seule autorité compétente, surtout lorsqu’un incident violent s’aggrave à 10 000 mètres. Une clarification juridique internationale est donc essentielle pour éviter que les victimes ne restent sans recours.