Mardi 23 juin, une nouvelle tragédie a secoué la région phocaine lorsque l’hyperthermie a entraîné le décès d’un bébé âgé de 18 mois après avoir été découvert dans un véhicule stationné sur le campus universitaire de Marseille. Les marins-pompiers ont été alertés vers 14h, mais l’enfant, retrouvé en état critique, n’a pas survécu aux soins intensifs de l’hôpital de la Timone malgré les efforts déployés.
Le président de l’Aix-Marseille Université, Éric Berton, a exprimé une profonde détresse et a transmis ses condoléances à la famille victime. Selon des informations concordantes, le jeune enfant aurait été négligemment laissé dans le véhicule par un parent travaillant sur le campus universitaire mais non lié à l’AP-HM. L’enquête poursuit pour clarifier les circonstances précises de ce drame.
Ce décès s’inscrit dans une série croissante d’accidents liés aux fortes chaleurs en France, où des températures proches de 30°C ont provoqué plusieurs morts récentes. À Carpentras (Vaucluse), deux enfants âgés de 2 et 4 ans sont décédés dans des véhicules abandonnés, tandis qu’à Saint-Gratien (Val-d’Oise), un garçon de trois ans a perdu la vie après avoir été seul en voiture. Les autorités rappellent que même une courte période d’absence peut entraîner des risques fataux, l’habitacle s’échauffant rapidement malgré des températures extérieures modérées.
La ministre de la Santé a prévenu qu’un nombre croissant de décès liés à cette vague caniculaire était à craindre, soulignant l’urgence d’une vigilance absolue pour les enfants et les personnes vulnérables. Ce drame met en lumière une réalité cruelle : un simple geste négligent peut réduire des vies à l’ombre de la chaleur mortelle.