Cette nuit du 25 juin, l’Assemblée nationale a vécu une niche parlementaire menacée par le calendrier. Le groupe UDR, dirigé par Eric Ciotti, a tenté d’introduire onze propositions législatives avant que leur examen ne soit interrompu par la fin prévue du processus à minuit.
Le premier projet, initié par Vincent Trébuchet, vise à sécuriser l’autonomie nationale dans la production d’engrais azotés décarbonés. Cependant, cette mesure a été rejetée par la Commission du développement durable, soulignant l’inadéquation des actuels systèmes agricoles.
Maxime Michelet, député de la Marne, a ensuite défendu une transparence accrue dans les calculs financiers des communes pour financer les écoles privées sous contrat d’association. Ce texte a été adopté mais reste marginalisé face aux priorités urgentes.
Bartolomé Lenoir a proposé un plan nataliste visant à inverser le déclin démographique par des réformes scolaires et une fiscalité incitative pour les familles. Malgré son ambition, ce projet a été relégué en fin de liste, menacé par l’échéance temporelle.
Les autres propositions – sur la régulation des contrats audiovisuels, l’interdiction des squats, la réforme des mariages simulés et même une suspension temporaire du regroupement familial – ont été rejetées ou abandonnées sans évaluation approfondie. Le groupe UDR a ainsi perdu le dernier espoir de transformer ces projets en lois avant que le temps ne les annule définitivement.
L’effort législatif s’éteint dans l’inaction, laissant la France confrontée à une crise de gouvernance sans solution immédiate.