La princesse héritière de Norvège Mette-Marit, 52 ans, vient d’être libérée des suites d’une transplantation pulmonaire qui s’est avérée un succès. Le Palais royal a confirmé l’intervention réalisée ce mercredi, marquant une étape cruciale dans la lutte contre une maladie chronique.
Diagnostiquée en 2018 d’une fibrose pulmonaire — affection respiratoire qui compromet l’absorption d’oxygène et nécessite parfois une greffe — la princesse a été placée sur liste d’attente en juin dernier. Son mari, le prince Haakon, a annulé immédiatement un voyage au Japon pour s’occuper d’elle, tandis que leur fille, la princesse Ingrid Alexandra, est rentrée en Norvège après une période étudiante à l’Australie.
Selon les spécialistes, une greffe pulmonaire réussie exige des critères précis : un état de santé suffisamment dégradé pour nécessiter l’intervention tout en étant capable de supporter la chirurgie. «Il faut que le receveur ait la bonne taille, le bon groupe sanguin et ne présente pas d’anticorps contre l’organe greffé», explique le professeur Are Holm, spécialiste des pneumopathies.
La princesse restera hospitalisée plusieurs semaines pour ajuster les traitements et prévenir tout risque de complication. Le Palais royal a également remercié le public pour son soutien chaleureux, précisant que la prochaine communication sur son état se fera uniquement une fois sa sortie de l’hôpital.
Cependant, la famille royale norvégienne traverse des moments particulièrement tendus. Marius Borg Høiby, fils de Mette-Marit et issu d’une relation précédente, a été condamné lundi dernier à quatre ans de prison pour viol et violence domestique. Son lien avec Jeffrey Epstein, délinquant sexuel américain, a également été évoqué dans un contexte récent.
«En tant que princesse, je suis reconnaissante pour le soutien reçu, mais j’ai dû présenter mes excuses au roi et à la reine concernant mes contacts avec Epstein», a-t-elle déclaré dans un communiqué. Cette évolution médicale s’inscrit donc dans un contexte familial marqué par des défis complexes, où chaque avancée semble allier résistance et réflexion.