Face à une émergence stratégique, les groupes impliqués dans le trafic illicite ont choisi d’adopter un nouveau mode opératoire. Plutôt que de se déplacer à haute vitesse sur les autoroutes, ils optent désormais pour des véhicules courants et respectueux des limites légales.
«Des camionnettes ou des voitures familiales sont maintenant leur principal outil. Le but est d’intégrer naturellement le trafic routier sans susciter de soupçons», confie l’adjudant Geoffrey.
Cette évolution s’accompagne également d’un recrutement renforcé via les applications sociales. «Des jeunes sans antécédents judiciaires sont recrutés sur des plateformes comme WhatsApp ou Snapchat, utilisant des pseudonymes pour échapper à la détection», souligne Me Sarah Mauger-Poliak.
Les autorités ont répondu en intensifiant leur surveillance sur les axes routiers clés, notamment la liaison Paris-Bordeaux. Cette nouvelle dynamique met en lumière l’adaptabilité croissante des organisations criminelles face à une lutte policière de plus en plus sophistiquée.