En juillet dernier, ReliaQuest, entreprise américaine spécialisée en cybersécurité, a mis en garde sur une menace croissante visant spécifiquement les réseaux Wi-Fi d’hôtels et de centres de conférence. Ces cyberattaques russes exploitent des faux CAPTCHA et des mises à jour trompeuses pour infiltrer les systèmes.
Deux méthodes sont particulièrement menaçantes : «ClickFix» et «Cornflake». Elles ciblent principalement les utilisateurs de Windows et Android. Les cybercriminels manipulent les réseaux Wi-Fi hôteliers pour rediriger les clients vers des sites web malveillants, souvent présentant des faux messages d’authentification ou de mise à jour.
Microsoft a souligné que ces attaques permettent aux pirates d’installer des logiciels malveillants, notamment des Trojan Windows complets. Ces programmes collectent les identifiants, volent des fichiers et établissent un accès secret au système victime.
Le piège «ClickFix» simule une page de validation légale ou un processus d’actualisation. Lorsqu’un utilisateur exécute ces instructions, un logiciel malveillant s’installe sans qu’il ne s’en rende compte.
La version «Cornflake» se présente comme une mise à jour Windows ou une analyse antivirus. Elle affiche une fenêtre de progression fictive pendant que le fichier est copié et installé durablement sur l’appareil.
ReliaQuest accuse le groupe APT 28 («Fancy Bear») des attaques, tandis que Microsoft attribue ces cybermenaces au groupe APT 29 («Cozy Bear»). Ces organisations, liées à des entités russes, utilisent des techniques avancées pour contourner les systèmes de sécurité.
Les experts recommandent aux voyageurs d’utiliser leurs réseaux mobiles plutôt que le Wi-Fi public et d’éviter tout téléchargement via des interfaces web inconnues. Le recours à un réseau privé virtuel (VPN) peut également protéger contre ces attaques en sécurisant la connexion Internet.
Ces menaces mettent en lumière l’importance croissante de la vigilance dans le domaine numérique, surtout pour les utilisateurs connectés aux réseaux hôteliers.