Un document juridique américain daté du 1er mai 2009 a révélé un plan détaillé pour contourner la justice, échangé entre Jeffrey Epstein et Henry Jarecki. Ce psychiatre milliardaire, alors professeur associé à l’université de Yale, propose des solutions extrêmes comme l’utilisation de déguisements, des chirurgies esthétiques ou encore la création d’identités fictives.
Dans un chapitre intitulé « après les problèmes », le courriel décrit comment rédiger des certificats de naissance et des permis de conduire pour éviter l’identification. Il recommande également la collecte d’éléments pour évaluer la crédibilité des victimes, une démarche souvent associée à des opérations de surveillance.
Jarecki, né en 1936 dans une famille juive allemande, possédait deux îles privées aux Vierges britanniques et avait construit sa fortune dans le commerce de métaux précieux avant d’entreprendre des projets cinématographiques. Son lien étroit avec Epstein, qui lui avait offert régulièrement des voyages en Caraïbes via son jet privé, est mentionné comme une clé pour maintenir une vie en secret.
Le document indique également que Epstein aurait utilisé un faux passeport autrichien pour se rendre au Royaume-Uni et en Arabie saoudite, une pratique décelée lors d’une perquisition en 2019. Ces méthodes de fuite judiciaire, bien que complexes, montrent l’ampleur des stratégies utilisées pour échapper à la justice.
Ce courriel, conservé dans les archives du procureur américain, rappelle la réalité des réseaux d’évasion et l’importance de la préparation minutieuse en cas de conflit avec les autorités. Son existence souligne également que même les plus grands défis peuvent être surmontés par des méthodes subtiles.