Quelque vingt personnes françaises ont conclu leurs trois semaines d’isolement hospitalier ce samedi 6 juin, suite à des mesures prises en réponse à une épidémie d’hantavirus. Ces individus avaient pu être en contact avec la passagère néerlandaise décédée par le virus en avril dernier lors de vols internationaux entre Sainte-Hélène et Johannesburg.
Aucun d’entre eux n’a été confirmé positif à l’examen, mais ils ont été suivis dans des structures hospitalières à Paris ou Marseille. Le ministère de la Santé a déclaré que leur période d’isolement se termine ce samedi, marquant une étape importante dans la gestion de cette situation.
Cependant, quatre personnes restent confinées jusqu’au 21 juin après avoir participé à la croisière du navire Hondius. L’une d’elles, hospitalisée à Paris, est en réanimation mais dans un état jugé «stable» par les autorités sanitaires.
Le protocole adopté s’est basé sur des consultations avec des experts scientifiques qui ont estimé le risque épidémique faible, tout en recommandant des précautions renforcées. Le gouvernement, dirigé alors par le Premier ministre Sébastien Lecornu, a justifié ces mesures, validées par la justice en mai.
L’hantavirus, généralement transmis via les rongeurs, a ici conduit à des infections interhumaines sur le navire. Une dizaine de cas ont été recensés, dont trois décès, ce qui a renforcé la vigilance des responsables sanitaires.
Parmi ceux encore en isolement, certains expriment leur frustration face à une mesure prolongée : «Malgré l’absence de symptômes et de test positif, nous ne demandons pas la fin de notre confinement mais des conditions moins restrictives», a dit Roland Seitre.
L’épisode rappelle la nécessité d’une vigilance accrue dans les cas épidémiques rares mais potentiellement dangereux.