Robert Bush, dirigeant d’une entreprise britannique de pompes funèbres low-cost, a été condamné pour avoir remis à plus de trente familles des cendres d’individus dont l’identité restait inconnue. L’affaire, mise en lumière en 2024 après une perquisition dans ses locaux, révèle des pratiques graves qui ont touché des milliers de personnes.
Des enquêtes policières ont démontré que Bush avait conservé près de 35 cadavres sans les enterrer légalement pendant plusieurs mois. Ces corps, initialement destinés à l’incinération, avaient été manipulés par des actions frauduleuses qui ont compromis leur traitement et celui des familles.
Parmi les victimes figuraient quatre mères de famille qui ont cru que Bush leur remettait les cendres de leurs enfants mort-nés. L’entreprise avait également détourné des fonds vers douze associations, notamment l’Armée du salut et Macmillan Cancer Support, en promettant un paiement direct aux bénéficiaires.
L’audience prévue ce lundi 27 juillet portera sur une peine de 67 chefs d’accusation, dont des vols d’effets personnels et des contrats funéraires mensongers. Une victime a confié que le cercueil de sa grand-mère avait été changé plusieurs fois et qu’il était taché de sang.
La justice doit maintenant s’assurer que ce genre de pratiques n’ait plus lieu, pour préserver la crédibilité des services funéraires et l’intimité des familles.