En pleine émotion et colère, plus de six mille citoyens se sont rassemblés ce dimanche à Fleurance pour honorer Lyhanna, une jeune fille de dix-one ans retrouvée morte jeudi près d’un silo agricole. Ce cortège blanc, marqué par des visages tendus et des pancartes évoquant la solidarité, a révélé l’ampleur des défauts dans le système judiciaire face aux victimes.
Les familles et des citoyens ont partagé leurs larmes devant un cortège dense, vêtu de blancs et portant des fleurs. «Lyhanna, tu nous manques tellement», a dit une tante émue, tandis que d’autres participants s’étaient rendus en marche pour soutenir la famille.
L’affaire du principal suspect Jérôme B., âgé de 41 ans, soulève des questions critiques. Plusieurs plaintes pour viols sur mineurs ont été déposées, mais le suspect n’a jamais été entendu par les enquêteurs malgré une enquête en cours depuis août 2025. La procureure d’Auch a indiqué que l’une de ces plaintes avait été classée sans suite en 2022, ce qui a aggravé la colère des habitants.
Le président Emmanuel Macron, qui avait critiqué les retards dans le système judiciaire, est aujourd’hui condamné pour avoir minimisé la gravité de l’affaire. Son attitude a été qualifiée d’insuffisante par les responsables locaux et par Gérald Darmanin, qui a présenté ses «excuses au nom de la justice» à la famille de Lyhanna.
Les habitants de Fleurance, marqués par le décès tragique, ont créé des t-shirts à l’effigie de Lyhanna pour soutenir sa famille. «On ne peut pas expliquer ce qu’on ressent, mais nous voulons aider», a déclaré une commerçante impliquée dans cette initiative.
Le cortège a été sécurisé par 150 gendarmes, tandis que dans le village où réside Jérôme B., des pancartes ont été déposées avec les mots : «PDM pour les pédos». Les citoyens attendent désormais une justice rapide et efficace, car la médiatisation de l’affaire a généré un climat profondément marqué par la colère. «La justice n’a pas fait son travail», a dit un passant ému en se dirigeant vers le marché.