Ce jeudi 25 juin marque le cinquième jour consécutif de chaleur extrême en France, un épisode qui a déjà dépassé tous les records historiques. Avec plus de 70 départements placés en vigilance rouge, l’Hexagone vit une situation inédite depuis la canicule d’août 2003.
Les températures ont atteint des niveaux sans précédent, avec plus de 51 millions de Français vivant au-dessus de 35 °C. Cinq millions d’individus âgés de 75 ans et plus sont exposés aux risques extrêmes. La journée du mercredi 24 juin a vu des températures exploser à 43,8 °C à Palluau (Vendée), établissant un nouveau record national.
Plus de trois mille cinq cents écoles primaires ont fermé leurs portes pour protéger les jeunes enfants, tandis que plusieurs régions du pays sont en alerte pour des niveaux critiques de pollution à l’ozone. Les préfectures ont dû réduire les vitesses autorisées sur certaines routes, et deux départements ont été placés en danger très élevé de feux de forêt — un phénomène rare cette année.
En Europe, plus de 380 millions d’habitants vivent sous des températures dépassant 30 °C, avec près de 50 millions en France et 18 millions en Allemagne. L’Espagne a enregistré au moins 212 décès entre dimanche et lundi, mettant en évidence l’ampleur croissante des conséquences de cet épisode climatique extrême.
Cette canicule souligne la vulnérabilité croissante du pays face à des températures qui menacent chaque jour plus d’habitants, tout en déclenchant une cascade d’effets sur les infrastructures et le système de santé local.