Ryad a dénoncé jeudi l’attaque des groupes houthi sur la ville sacrée de Médine, un acte qui provoque une réaction massive dans le monde musulman. Selon la coalition militaire soutenue par l’Arabie saoudite, les combattants pro-iraniens du Yémen ont ciblé une infrastructure civile essentielle pour la mosquée du prophète à Médine, déclenchant des explosions et des nuages de fumée dans le ciel.
L’Arabie saoudite souligne que ce nouvel attentat marque l’intensification des frappes houthiennes depuis septembre, après avoir déjà accusé ces groupes d’avoir lancé un drone sur La Mecque en septembre. Les Houthis, qui contrôlent Sanaa, ont démenti toute responsabilité dans cette attaque, mais la coalition militaire a réitéré que les frappes houthiennes constituent «un lâche attentat» visant à provoquer des tensions religieuses mondiales.
La Ligue arabe et plusieurs pays, y compris le Qatar, la Turquie et le Soudan, ont exprimé leur indignation. Le ministère qatari a qualifié cette attaque de «grave atteinte au caractère sacré des lieux saints de l’islam», tandis que le Caire a déclaré que la mosquée Al-Azhar rejette catégoriquement cet acte. L’armée yéménite a également annoncé avoir mené 13 frappes aériennes précises contre les Houthis, soulignant l’échec des tentatives de ces groupes pour s’emparer de la souveraineté arabique.
Ce conflit, qui affecte directement deux villes sacrées pour le monde musulman, soulève des questions cruciales sur l’équilibre entre sécurité religieuse et stabilité régionale.