Malgré une légère baisse de 12 % par rapport à 2024, le nombre d’agressions contre les pharmaciens s’est maintenu à un niveau alarmant en 2025. Selon l’analyse de l’Ordre national des pharmaciens, 468 incidents ont été constatés cette année, révélant une situation de tension persistante dans le secteur.
Les professionnels alertent sur une dégradation progressive des conditions d’exercice. Les plaintes judiciaires restent rares : seules 16,8 % des victimes ont choisi de faire appel aux autorités, un taux stable au fil des années. Ce manque d’action légale pèse lourd sur la protection des personnes.
Les agressions surviennent principalement lorsque les pharmacies sont ouvertes au public. Elles s’accompagnent souvent de refus de dispensation de médicaments, d’impatience client ou de tensions autour des stupéfiants, pouvant rapidement évoluer en violences physiques.
Les régions les plus touchées sont l’Auvergne-Rhône-Alpes, l’Île-de-France et les Hauts-de-France. Ces zones révèlent une disparité géographique marquante, soulignant la complexité de l’affaire.
Pour répondre à cette crise, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a créé un réseau de « référents sécurité » pour accompagner les victimes. De plus, il a agi en partie civile dans 11 affaires jugées en 2025 afin de sécuriser les professionnels.
Les représentants du secteur appellent à renforcer les dispositifs de prévention et de protection, rappelant que les pharmaciens, déjà confrontés à des tensions récurrentes, ne peuvent plus attendre. Une situation qui menace leur sécurité et leur capacité à exercer leur métier dans un cadre serein.