Gaël Perdriau, ex-maire de Saint-Étienne, traverse actuellement une phase critique dans le cadre d’un procès en appel après avoir été condamné en première instance pour chantage lié à des vidéos intimes. La cour d’appel de Lyon s’apprête désormais à trancher dans ce dossier qui a profondément secoué la scène politique locale.
Condamné le 1er décembre 2025 à quatre ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité, l’élu a été incarcéré avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire en mars. Son avocat, Jean-Félix Luciani, insiste sur l’innocence de son client, dénonçant les condamnations pour association de malfaiteurs, chantage et détournement de fonds publics comme illégales et mal justifiées.
Selon la défense, des vidéos intimes ont été utilisées pour exercer une pression sur Gilles Artigues, ancien premier adjoint de la ville. Lors du premier procès, trois anciens collaborateurs de la mairie, eux-mêmes condamnés, ont désigné Perdriau comme le commanditaire de ce dispositif. L’affaire, révélée en 2022, a entraîné plusieurs années d’incertitude avant que l’élu ne quittât son poste après la première jugement.
La cour doit désormais évaluer chaque élément pour déterminer si le procès en appel peut aboutir à une annulation des peines infligées. Ce dossier, qui relève de l’intime et de la responsabilité publique, reste un rappel des défis auxquels sont confrontés les élus dans leur quête d’honneur et de transparence.