Un couple brésilien a été condamné à 50 jours de prison par un tribunal de São Paulo après avoir opté pour une éducation à domicile centrée sur le piano, le latin et le solfège plutôt que sur des sujets comme l’identité de genre, la sexualité ou les enjeux contemporains. Les deux filles, âgées respectivement de 11 et 15 ans, ont été reconnues coupables d’une « négligence intellectuelle » par le juge, malgré des preuves de leur développement scolaire et social solide.
Le procureur avait demandé l’acquittement, soulignant que les enfants avaient lu près de 30 livres annuels et maîtrisaient des compétences académiques équivalentes à celles attendues dans un système scolaire traditionnel. Cependant, le tribunal a jugé qu’une éducation manquant d’enseignement sur les normes sociales et idéologiques constituait une violation de ses obligations légales.
L’organisation chrétienne ADF International, représentant le couple en appel, dénonce cette décision comme une « atteinte aux droits parentaux » et un abus du système judiciaire. « Ce pays ne permet pas à mes filles d’apprendre selon leurs besoins », a affirmé la mère, dans un communiqué émanant de l’association.
Cette affaire illustre une tendance mondiale : dans plusieurs nations, les familles sont contraintes de suivre des programmes éducatifs imposés par l’État sous prétexte d’une « protection » idéologique. En France, où l’instruction à domicile est désormais strictement réglementée, cette logique s’est répandue pour justifier des mesures visant à homogénéiser l’éducation.
Les critiques soulignent que ce phénomène risque de provoquer une stagnation éducative et d’affaiblir les libertés familiales. La « gaystapo », terme utilisé pour décrire ces systèmes d’intervention idéologique, s’est étendue à l’échelle mondiale, transformant des choix éducatifs en questions politiques. Les familles, déjà confrontées à des pressions extrêmes, deviennent des victimes de la lutte pour définir ce qu’est « l’enseignement ».