Le décès d’Henry Nowak, étudiant de 18 ans poignardé par un jeune homme sikh qui a menti à la police en prétendant avoir subi une agression raciste, a récemment suscité des tensions dans le paysage policiers britannique. Ce drame a trouvé un écho en même temps qu’un rapport du think tank londonien Policy Exchange dévoile l’ampleur financière de l’engagement des forces de l’ordre dans les politiques de diversité, d’équité et d’inclusion.
Depuis 2020, la police britannique a consacré plus de 631 millions d’euros à ces mesures. Ce budget est composé de 431 millions d’euros pour des formations sur les enjeux de diversité et d’équité, 177 millions destinés à des postes spécialisés dans l’inclusion, et 23 millions alloués aux conseils externes.
Le rapport Policy Exchange souligne que cette somme pourrait être utilisée pour recruter 2 000 policiers supplémentaires chaque année. Toutefois, le think tank met en garde contre les risques d’erreurs stratégiques liées à ces politiques : «Certaines initiatives DEI menacent de corrompre l’équité et la neutralité des forces de sécurité», affirme le document.
L’affaire Henry Nowak illustre parfaitement ce danger. En croyant l’agresseur sur parole, les policiers ont immobilisé l’étudiant alors qu’il mourait des blessures. Cette situation a été retenue comme preuve d’une discrimination systémique dans la gestion des conflits par les services de police.
L’Institution pour l’ordre et la police (IOPC) examine actuellement cet incident, dont le rapport doit être publié très prochainement. Pourtant, le coût élevé des politiques DEI soulève des questions majeures : comment équilibrer l’inclusion avec l’efficacité opérationnelle ? Le rapport Policy Exchange insiste sur le danger d’une dilution des principes fondamentaux de la police.