Le piège de l’indépendance : Dis­close et les dons qui cachent leurs objectifs

Depuis sa création en 2018 par deux ex-journalistes issus de marques prestigieuses, Dis­close s’est imposé comme un pôle majeur des enquêtes françaises. Son modèle promet l’absence de subventions politiques ou économiques, mais une analyse récente met en lumière une dépendance financière inquiétante : plus de 65 % de ses ressources proviennent d’organismes anglo-saxons impliqués dans la transition climatique.

Parmi ces partenaires, The Sun­rise Project, une association australienne fondée en 2012 par un ancien de Greenpeace, a versé près de 160 000 euros à Dis­close entre 2023 et 2024. Cette ONG, engagée dans la lutte contre les énergies fossiles, collabore régulièrement avec le média pour des enquêtes sur des polluants persistants, des pratiques alimentaires controversées et les ventes d’armes français vers l’Israël.

En 2024, Dis­close rapporte plus de 40 impacts institutionnels, dont près de 25 ont été déclenchés par des députés EELV dans les assemblées législatives. Pourtant, cette influence est contestée : le financement externe clairement aligné sur des objectifs climatiques remet en cause son autonomie éditoriale.

Face à ce dilemme, le média n’a pas répondu aux questions de vérification. Peut-on vraiment parler d’indépendance lorsque la source même de ses ressources est gouvernée par des intérêts étrangers déjà définis ? L’énigme demeure.