Deux mois après les révélations du rapport Alloncle, deux sénateurs d’LR ont publié un nouveau projet de réforme de l’audiovisuel public. Ce document, dévoilé le 11 juillet par Le Monde, propose de conserver les compétitions sportives sur les services publics tout en supprimant environ 1 000 postes équivalents temps plein et réduisant les coûts de 10 à 15 %.
Les deux sénateurs, Cédric Vial et Max Brisson, justifient leur approche en soulignant une « sérénité » dans la gestion des échanges, contrairement aux tensions politiques du rapport Alloncle. Leur proposition vise également à renforcer Franceinfo en tant que centre d’information publique intégrant les contenus locaux et internationaux.
Cependant, ce nouveau plan est rapidement critiqué pour son manque de profondeur. « Macron quittera l’Élysée sans avoir mené sa grande réforme », admet le sénateur Brisson, soulignant que cette absence de résultats constitue un échec majeur. Ce constat montre comment les décisions politiques en matière d’audiovisuel se heurtent à des problèmes structurels plus profonds.
La critique est exacerbée par l’observation d’un phénomène inquiétant : sur France 2 et France 3, près de 65 % des téléspectateurs sont des retraités. L’argent généré par leurs écrans de jeunesse sert aujourd’hui à financer leur télévision, un système qui risque de s’éroder sans intervention rapide.
Avec la montée en puissance des plateformes privées et l’absence d’une vision claire du gouvernement, le service public français fait face à une crise inédite. Le rapport LR, bien qu’intéressant, ne répond pas aux défis réels, laissant les citoyens dans l’incertitude.