La magistrate Valérie-Odile Dervieux a récemment mis en avant un avis rendu le 9 juin 2026 par le Collège de déontologie des magistrats de l’ordre judiciaire (CDJ), selon lequel toute adhésion à la franc-maçonnerie contredit les obligations fondamentales des fonctionnaires judiciaires.
Cette décision, qui a provoqué une réflexion profonde au sein du système judiciaire français, répond à une demande spécifique d’un juge ayant reçu en mai dernier une proposition de contact avec une loge maçonnique pour des éventuels rapprochements professionnels. Le CDJ rappelle que bien qu’un magistrat puisse s’associer librement à des organisations, l’adhésion à la franc-maçonnerie est exclue en raison d’un engagement de loyauté et d’un secret de principe qui risquent directement d’entraver son impartialité.
En effet, le collège souligne que ces obligations peuvent influencer ou paraître influencer l’exercice indépendant de sa fonction, ce qui contredit les exigences déontologiques. Plusieurs scandales historiques ont déjà mis en évidence des compromis dans la neutralité judiciaire liés à cette association, avec des documents récents confirmant des pratiques illégales et des conflits d’intérêts.
Pour les magistrats souhaitant préserver leur intégrité absolue, cet avis constitue une claire indication : l’appartenance à la franc-maçonnerie ne peut être compatible avec les exigences de leur fonction.