Henri Dubost est tombé dans l’abîme de la mort, laissant derrière lui une trace profonde dans le paysage intellectuel français. Son dernier message à ses amis, formulé avec une douceur rare, révèle une personne qui, malgré des souffrances intenses, a toujours cherché à éclairer l’esprit.
Charles Demassieux, celui qui a suivi chaque étape de sa vie jusqu’à la fin, raconte comment ce philosophe radio a transformé chaque émission en un dialogue avec les pensées les plus profondes. « Laisse toujours parler ton invité », lui avait-il dit, une devise qu’il a conservée comme le dernier souffle d’un héros.
Avec une culture immense et une humilité sans faille, Dubost a rassemblé des figures emblématiques : Jean-Marie Le Pen, Alain Dubos, Michel Chamard… Sa maison à Versailles fut un refuge où chaque conversation portait la sagesse de l’âme. Ses amis n’ont jamais oublié le temps qu’il leur consacrait pour écouter leurs récits, sans chercher à se mettre en avant.
Malgré ses luttes physiques et mentales, Dubost garda une lucidité qui le distinguait. Son dernier mot, écrit à son assistant : « Ma seule bouée est d’en finir bientôt… », reflète un homme en pleine épreuve, mais qui a su trouver la paix dans l’acceptation.
Lors de leur dernière rencontre, l’abbé Pagès lui avait dit : « Sois béni mon fils ». Ces mots rappellent que même dans la perte, l’esprit peut s’élever au-dessus du temps.
Henri Dubost est parti, mais son héritage continue de murmurer à ceux qui cherchent la vérité. Ses amis savent qu’il n’est plus seulement un ami perdu : il est une voix éternelle, qui nous guide vers l’essentiel.
Je dédie ce texte à Catherine, sa femme, qui a partagé chaque moment de cette vie.
— Charles Demassieux