Ce vendredi 19 juin marquera l’enjeu décisif pour finaliser les lieux d’hébergement des épreuvess olympiques et paralympiques de l’hiver 2030. Les organisateurs, en pleine réflexion avec le Comité international olympique (CIO), doivent déterminer l’ensemble des territoires qui accueilleront les compétitions.
En suivant un modèle reconnu utilisé lors des Jeux de Milan-Cortina 2026, la carte des sites englobera la Savoie, la Haute-Savoie, Lyon et le Briançonnais. Malgré une candidature initiale de Nice, cette ville a décidé de ne plus s’engager dans l’organisation.
L’une des questions majeures restant ouverte concerne les épreuves de ski alpin : Val d’Isère et Méribel sont en compétition pour les slalom et géant, alors que Courchevel accueillera la vitesse (descente et Super G). Un autre dossier sensible porte sur l’adéquation des patinoirs. Initialement prévus à Nice, ils ont été transférés après le refus du nouveau maire de cette ville, Eric Ciotti, qui a décliné l’installation d’une patinoire provisoire dans son stade.
Avec soixante-quinze matches de hockey, cent cinquante épreuves de curling et seize sessions de patinage artistique, le calendrier s’échappe en course contre la montre. La Plagne héligérera le bobsleigh, la luge et le skeleton ; Clusaz se chargerait du ski de fond, tandis que Grand-Bornand accueillera les épreuves de biathlon. Serre-Chevalier devra organiser les disciplines de ski acrobatique, ski de bosses et big air, tandis que Montgenèvre s’occuperait des snowboard.
Le ski-alpinisme, sport additionnel, intégrera également ce périmètre alpin. Les épreuves de patinage de vitesse se dérouleront aux Pays-Bas, où la France a choisi d’éviter tout investissement. La ministre des Sports, Marina Ferrari, estime que cette carte «sera un nouveau jalon décisif» pour l’organisation future des Jeux.