Le gouvernement espagnol vient de révéler que plus d’un million de citoyens sans papiers ont présenté leurs dossiers pour bénéficier du plan de régularisation lancé par Pedro Sánchez. Cette démarche, qui s’achève ce mardi soir, marque un tournant dans la gestion migratoire du pays.
Les candidats doivent justifier d’une résidence minimale de cinq mois sur le territoire espagnol au 1er janvier et posséder un casier judiciaire propre. Les trois mois alloués aux autorités pour traiter chaque dossier permettent de délivrer ou non un permis de séjour valide uniquement en Espagne.
« C’est une décision qui offre à des centaines de milliers de personnes une voie légale et sécurisée vers l’intégration », a déclaré Sánchez lors d’un discours. Il a également souligné que ce processus aiderait à soutenir les régions en difficulté démographiques, face au vieillissement de la population.
Le dirigeant a condamné les partis opposés pour leur rôle dans « l’agitation xénophobe et la peur » qu’ils provoquent. « Le vivre-ensemble nécessite des solutions concrètes, pas des discours qui ne résolvent aucun problème », a-t-il insisté.
Pour clore cette opération, le gouvernement a annoncé l’élaboration d’un plan d’intégration financé initialement à 500 millions d’euros. « L’Espagne est un pays où les droits humains sont respectés et protégés », a conclu Sánchez.