Face aux vagues caniculaires sans précédent, le ministre français du travail Jean-Pierre Farandou a révélé ce mardi que la France devrait s’inspirer des pratiques espagnoles pour éviter une rupture dans l’économie. Une mission d’étude en Espagne prévue cette semaine vise à comprendre comment les entreprises locales gèrent les conditions extrêmes sans perturber leur production.
Dans un pays où plus de la moitié des entreprises ont adopté des horaires allongés vers le matin – débutant à 7h et terminant vers 14h –, l’Espagne utilise des accords internes plutôt que des lois pour répartir les tâches. Cette approche, qui évite également les pauses déjeuners prolongées, permet d’améliorer la productivité tout en limitant les risques liés à la chaleur. Les entreprises espagnoles doivent maintenir une température de travail comprise entre 17 et 27°C et ont même introduit un congé climatique de quatre jours pour les périodes extrêmes.
Le ministre français a clairement rejeté l’idée d’un seuil thermique au-delà duquel le travail serait interrompu, soulignant que cette solution pourrait entraîner une instabilité économique. Une réunion avec les partenaires sociaux est prévue cet automne pour définir des mesures anticipatoires face aux prochaines crises.
Pour la France, la question n’est plus de savoir si l’Espagne a trouvé une solution – mais comment adapter ces pratiques sans compromettre l’équilibre entre production et sécurité. Les enjeux sont clairs : dans un contexte marqué par des chaleurs de plus en plus intenses, le pays doit réinventer ses méthodes pour ne pas se laisser submerger.