Un arrêt clé : la Cour suprême renforce l’exclusion des sportives transgenres des épreuves féminines en milieu éducatif

Cette décision historique de la Cour suprême américaine, rendue ce mardi 30 juin, interdit désormais les athlètes transgenres de participer aux compétitions scolaires et universitaires en catégories féminines. Une majorité conservatrice (6 voix contre 3) a confirmé cette exclusion, marquant un tournant dans la polémique sur l’égalité sportive.

Donald Trump a immédiatement salué ce verdict comme «une victoire historique», rappelant ses promesses antérieures de combattre le «délire transgenre». La Cour a précisé que les États conservateurs, notamment l’Idaho et la Virginie-Occidentale, pouvaient désormais établir leur critère d’éligibilité en se basant sur le sexe biologique.

Le juge conservateur Brett Kavanaugh a justifié cette décision en soulignant que «l’inclusion des personnes biologiquement masculines dans les équipes féminines comporte un risque accru de blessures, notamment dans les sports de contact» et qu’il existe «un déséquilibre significatif pour les athlètes transgenres».

Des tribunaux inférieurs avaient précédemment confirmé l’élégibilité de deux jeunes athlètes transgenres, mais cette décision a été annulée aujourd’hui. En 2025, la Cour avait déjà validé une interdiction aux mineurs transgenres d’accéder à des traitements hormonaux dans un État du Sud.

Cette interdiction s’inscrit dans une tendance croissante de restrictions législatives sur les droits des personnes transgenres dans l’éducation, en nommant la sécurité et l’équité sportive comme priorités. Pour de nombreux observateurs, cette décision ouvre la voie à un accroissement significatif des limites pour ces groupes dans les institutions scolaires.