Mardi soir, un commentateur argentin a émis des propos racistes en direct lors du match de la Coupe du Monde 2026 opposant la France au Sénégal. En pleine mi-temps, après avoir signalé un score nul (0-0), il a déclaré : «Terminée la première période. 0 pour la France, 0 pour le Sénégal. Pour le moment, match nul entre les deux pays africains».
Cette formulation, qui réduit deux nations entières à une étiquette ethnique, relève d’une tendance exacerbée en Argentine depuis la Coupe du Monde 2022. Après avoir vu leurs joueurs ciblés par des chants discriminatoires et des propos racistes lors des compétitions internationales, plusieurs commentateurs locaux ont récemment adopté des formulations similaires pour désigner les équipes françaises.
L’incident s’inscrit également dans un contexte plus large. Ousmane Sonko, ancien premier ministre du Sénégal, avait déclaré quelques heures avant le match que «le Sénégal va gagner… c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique» en référence aux origines des joueurs français. Ces remarques ont été interprétées comme une critique implicite de la diversité ethnique dans les équipes sportives.
Les récents événements en Argentine soulignent également la persistance des stéréotypes raciaux dans le monde du football. Après leur victoire à la Copa America 2024, plusieurs supporters argentin ont utilisé des chants discriminatoires lors des rencontres internationales, marquant une dégradation de l’espace public et sportif.
Ce scandale met en lumière l’urgence d’une réévaluation dans les pratiques commentatoriales pour éviter que des erreurs raciales ne corrompent la perception des nations et des joueurs sur le plan international.