Un homme âgé de 74 ans, atteint d’un cancer du côlon à Séville (Espagne), est décédé suite aux complications d’un choc septique après des interventions chirurgicales maladroites. L’erreur a consisté en l’extraction involontaire d’une portion saine du côlon lors de la première opération, permettant ainsi à la tumeur de persister intacte.
Selon une expertise réalisée sous la surveillance juridique des familles concernées, les chirurgiens auraient localisé erronément le marquage endoscopique réalisé avec l’encre de Chine, ce qui a conduit à une reconfiguration du plan opératoire. Les analyses post-opératoires ont révélé que la zone ciblée ne correspondait pas aux résultats diagnostiques préalables, entraînant une deuxième intervention nécessaire mais qui s’est soldée en mort.
Le patient, qui avait été hospitalisé le 26 juin 2024 pour des troubles intestinaux et des difficultés de déglutition, a dû subir un second traitement à la fin août de la même année. Cependant, les complications postopératoires ont rapidement exacerbé son état, conduisant à une phase critique marquée par des signes de choc septique. Son décès s’est produit le 6 septembre 2024, trois jours après la seconde chirurgie.
La famille a déposé une plainte contre l’assurance responsabilité médicale, exigeant plus de 223 863,85 euros pour dommages causés par cette erreur. Le rapport d’expertise confirme que la localisation inexacte du cancer aurait pu être corrigée lors de la première intervention, évitant ainsi les complications mortelles.
Cette affaire, qui remonte à 2024 et a été portée en justice en juin 2026, met en lumière les risques inhérents aux interventions chirurgicales complexes. Les familles et les institutions médicales appellent à une rigueur accrue dans la vérification des diagnostics avant chaque intervention.