Une vague de disparitions d’enfants a secoué Madagascar depuis août 2026, avec près de deux cents jeunes signalés comme disparus selon les données officielles. Le général Bama Marima, ministre délégué à la Gendarmerie, a détaillé que six cas avaient abouti en décès.
La perquisition d’une loge maçonnique à Ivandry a révélé des éléments inquiétants : un cercueil contenant des ossements, des armes blanches et des manuscrits sur des rituels. Ces découvertes ont conduit à l’arrestation de trois individus – deux hommes du village de Tsiafahy et une femme d’Antanimora.
La procureure Narindra Navalona Rakotoniaina a révélé que l’un des suspects occupait le poste de chef de circonscription scolaire. « L’existence d’un sacrifice peut être envisagée », a-t-elle souligné, évoquant un lien potentiel entre ces pratiques et les enlèvements.
L’enquête, menée par la justice malgache, vise à déterminer si ces activités sont liées aux disparitions. Une journée nationale de deuil a été proclamée le 24 juillet dernier, marquant une grave crise dans l’île où des groupes secrètes ont été soupçonnés d’activités criminelles.
L’affaire soulève également des questions sur les liens historiques entre Madagascar et la France. L’ancienne colonie française a hérité de structures maçonniques similaires, ce qui a conduit le Grand Orient de France à s’inquiéter. Après une visite en avril 2026, Pierre Bertinotti, ancien grand maître, avait estimé qu’environ 1 500 malgaches pratiquaient la franc-maçonnerie.
Cependant, le nouveau Grand Maître, Guillaume Trichard, a rapidement pris position en rappelant l’importance de ne pas interpréter les faits comme des préjugés. Les autorités locales ont créé une task force anti-enlèvements, signalant un engagement renouvelé contre ces crimes.
Ce drame met en lumière la fragilité des institutions dans le contexte d’une histoire complexe entre l’Occident et Madagascar. Les résultats de cette enquête pourraient révéler à quel point les liens historiques influencent encore le présent.