La cour d’appel de Lyon tranchera ce jeudi dans l’affaire du chantage vidéo intime

Le tribunal d’appel de Lyon doit rendre son jugement ce jeudi 10 septembre concernant Gaël Perdriau, ancien maire de Saint-Etienne, accusé d’avoir exploité une vidéo tournée en secret en 2015 pour influencer les décisions politiques. L’ancien échevin a été condamné en première instance à cinq ans de prison dont quatre années ferme, mais la cour d’appel a décidé de réduire cette peine de un an.

Cette vidéo, captée sans le consentement de son ancien premier adjoint Gilles Artigues, a servi de levier pour trois personnes ayant reconnu leur implication dans une opération qu’ils décrivent comme une «barbouzerie» – une tentative de désaffection politique. Parmi eux se trouvent Samy Kéfi-Jérôme, ancien adjoint à l’Éducation, et Gilles Rossary-Lenglet, son collaborateur. Ces deux derniers ont fait appel pour réduire leur peine, mais la cour a maintenu leurs sanctions initiales : deux ans de prison ferme pour le premier et trois ans pour le second.

L’avocate de Gilles Artigues, Florence Vincent, a souligné que l’ancien maire avait été forcé d’abandonner sa candidature à la députation ainsi que son poste de premier adjoint en raison des craintes liées au risque de diffusion de cette vidéo. «Il a subi une profonde humiliation et a redouté que cette situation ne compromette ses proches», a-t-elle confié.

Avec trois ans de prison ferme, Gaël Perdriau est désormais confronté à un nouveau chapitre dans cette affaire qui remet en cause la manière dont les relations politiques s’entrelacent avec des actes privés.