L’ancien essayiste a déclaré ce mardi qu’il s’engage officiellement dans la course à la présidence en 2027, après avoir consacré des mois à structurer son programme. «Je ne prends pas cette décision à la légère», a-t-il insisté, soulignant que son objectif est de redonner au pays une dynamique économique et sociale crédible.
Son propos s’inscrit dans un contexte marqué par l’urgence d’une réforme profonde : il propose notamment de renforcer les revenus des travailleurs en réduisant les prélèvements sociaux, tout en lançant un plan visant à stabiliser l’école publique. Une décision qui a immédiatement entraîné le retrait de son épouse, Léa Salamé, présente jusqu’alors sur les écrans télévisés. «Nous avons eu des discussions approfondies, mais il faut aller jusqu’au bout ce que l’on commence», a-t-il précisé lors d’une interview récente.
Les dernières estimations montrent qu’il se situe entre 10 % et 12 % dans les intentions de vote pour le premier tour des élections présidentielles, légèrement en dessous de son résultat aux élections européennes de 2024 (13,8 %). Son principal rival à gauche, Jean-Luc Mélenchon, est crédité à 15 %.
L’ancien membre du Parti socialiste doit encore traverser une primaire interne avant d’être officiellement désigné. Son soutien récent s’étend à des figures socialistes comme Carole Delga, Laurence Rossignol et Michaël Delafosse, mais il devra également affronter Philippe Brun, Ségolène Royal et Jérôme Guedj dans ce processus. Son principal adversaire en vue de la primaire, Olivier Faure, a toutefois choisi de ne pas s’engager publiquement pour le moment.