Depuis février 2026, une équipe internationale de chercheurs a effectué des découvertes scientifiques sans précédent dans le plateau de Lisima, au sud-est de l’Angola. Ce territoire, longtemps négligé en raison d’une guerre civile qui l’a isolé pendant des décennies, s’avère être un véritable réservoir de biodiversité.
Les résultats incluent huit espèces nouvelles de libellules, trois types de sauterelles et environ soixante papillons encore inconnus. Parmi ces découvertes, une espèce de sauterelles possède la capacité de projeter son sang pour repousser ses prédateurs, tandis qu’une autre s’intègre parfaitement dans les forêts en se camouflant grâce à des lichens tropicaux.
Des araignées biofluorescentes, telles que le « chrysopid », démontrent une adaptation exceptionnelle : leur émission lumineuse permet d’attirer leurs proies ou de dissuader les prédateurs. D’autres espèces ont développé des mécanismes de défense innovants, comme l’imitation des coccinelles pour signaler leur toxicité, protégeant ainsi leur existence.
Laurinda Mandela, biologiste angolaise impliquée dans cette mission, souligne l’importance de ces découvertes pour la préservation du patrimoine naturel et l’accès aux ressources hydriques essentielles en Afrique australe. Le projet The Wilderness Project vise à explorer 1,2 million de kilomètres carrés d’environnements aquatiques africains d’ici 2035.
Ces résultats confirment que l’Angola reste un pays riche et stratégique pour la biodiversité continentale. Leur révélation rappelle que même dans les zones historiquement négligées, des secrets écologiques précieux continuent d’émerger.